Chaque jour, une épave : 29 novembre 1999, le Doudart de Lagrée

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Chaque jour, découvrez dans www.plongee-infos.com l’histoire d’une épave, coulée à la même date par le passé, quelque part près des côtes françaises ou ailleurs dans le monde, déjà explorée… ou pas ! Vous retrouverez ainsi quotidiennement un nouveau site, pour vous confectionner une collection passionnante pour vos futures plongées ou simplement pour explorer… l’Histoire!

Le Doudart de Lagrée désarmé

Les grands navires de guerre meurent aussi… Ces concentrés de technologie et d’armement paraissent invincibles et pourtant, sonne un jour le dernier branlebas, pour voir une dernière fois les couleurs du pavillon national flotter dans leurs superstructures, avant d’aller rejoindre quelque part leur cimetière d’épaves. Mais avant, on va leur confier une dernière mission, comme un dernier tour de piste… C’est le cas de l’aviso-escorteur Doudart de Lagrée, qui coula au large de Brest, sous les coups de l’artillerie… de ses compagnons d’armes, comme cible pour des exercices de tir !

Mis sur cale le 24 mars 1960, lancé le 15 mai 1961, l’aviso-escorteur Doudart de Lagrée a été mis en service le 1er mai 1963. Il fait partie d’une série de 9 aviso-escorteurs destinés à la surveillance des départements et territoires d’outre-mer. Il effectue alors un premier grand périple depuis Toulon en mai et juin 1963, visite Tanger, Dakar, Douala, va jusqu’à Pointe Noire puis rentre à Lorient A l’issue de ce périple, il fait son premier carénage à Lorient à la fin 1965.

En mission dans l’océan Indien

Ce bâtiment est en Polynésie à partir de juillet 1966, pour les premiers tirs nucléaires. Il est intégré à la division des avisos du Pacifique. Il effectuera ainsi 9 missions au profit du Centre d’Essais du Pacifique.

De 1981 à 1983, il effectue deux campagnes du groupe Ecole d’Application, en temps qu’escorteur de la Jeanne d’Arc, navire école des officiers de la Marine Nationale.

La seconde partie de sa vie sera plus centrée sur le golfe Arabo-Persique où il effectuera 22 patrouilles, particulièrement lors d’une opération d’évacuation de ressortissants étrangers à l’est d’Aden du 19 au 28 janvier 1986, puis pendant l’embargo contre l’Irak. Il participe également à la libération du Koweit.

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Après un dernier détour par Djibouti, qu’il quitte le 24 septembre 1991, il prend la direction de Toulon où il reste 4 jours avant de gagner Lorient qu’il rejoint le 15 octobre 1991. Après plus d’un million de milles marins parcourus, il est mis en réserve spéciale le 28 octobre 1991. La dernière cérémonie des couleurs a lieu le 13 décembre 1991. Puis il est désarmé le 24 juillet 1992. En 1994, il est ramené de Lorient à Brest, où il sert de brise-lames au club nautique de Brest.

Enfin, utilisé comme cible de tir, il est coulé le 29 novembre 1999 par la frégate Latouche-Tréville devant Brest.

Déplacement : 1 960 tonnes, longueur : 102,70 m, largeur 11,8 m, tirant d’eau : 4,35 m.

Timbres et tampons, objets de collection

La Marine nationale française est encore souvent surnommée « La Royale » en raison de ses traditions et de ses origines. Elle est la branche maritime de l’armée française. Fondée en 1624, elle est l’une des plus anciennes forces navales du monde et a toujours joué un rôle clé dans le maintien de l’empire colonial français. Depuis 2008, ses rôles ont été définis comme le développement du renseignement, la protection des populations, la prévention des crises, l’intervention, le cas échéant, le rétablissement de la paix et la dissuasion des menaces contre les intérêts vitaux de la France. La Marine Nationale se compose de quatre branches, la Force d’Action Navale, les Forces Sous-Marines, l’Aéronavale et les Fusiliers Marins (y compris les Commandos de Marine qui font partie des Forces Spéciales). La Marine nationale exploite un large éventail de navires de combat, y compris un porte-avions à propulsion nucléaire, des sous-marins à propulsion nucléaire, des frégates, des patrouilleurs et des navires de soutien. La marine française n’ajoute pas de préfixe aux noms de ses navires (comme la Royal Navy utilise HMS, par exemple). Les commentateurs étrangers utilisent parfois les préfixes “FS” (pour “French Ship”) ou FNS (pour “French Navy Ship”); ces préfixes ne sont cependant pas officiels.

 

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