Chaque jour, une épave : 23 mars 1814, le Golymin, vaisseau de 74 canons

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Chaque jour, découvrez dans www.plongee-infos.com l’histoire d’une épave, coulée à la même date par le passé, quelque part près des côtes françaises ou ailleurs dans le monde, déjà explorée… ou pas ! Vous retrouverez ainsi quotidiennement un nouveau site, pour vous confectionner une collection passionnante pour vos futures plongées ou simplement pour explorer… l’Histoire!

Le Golymin était un vaisseau de guerre de 74 canons à deux ponts, c’est-à-dire que son artillerie occupait deux ponts complets. Long de 56 mètres et large de 15 mètres, son tirant d’eau était de 7 mètres et il jaugeait 2900 tonnes. Il était gréé en trois mâts carrés, avec trois étages de voiles. Son armement lourd était composé de 74 canons de 36, 18 et 8 pouces, de caronades en fonte, d’obusiers de 36 en bronze. L’équipage de temps de guerre était théoriquement de 706 hommes pour 562 en temps de paix. Les vaisseaux de 74 canons représentaient les pièces maîtresses sur l’échiquier de la marine militaire de l’époque ; plus d’une centaine d’exemplaires furent construits.

Gréement d’un vaisseau de 74 canons

Commandé en 1804, construit à Lorient en 1805 sous le nom l’Inflexible, le Golymin fut rebaptisé par Napoléon le 23 février 1807 en souvenir de la victoire de Golymin lors de la Campagne de Pologne, le 26 décembre 1806. Le vaisseau fut lancé le 8 décembre 1809. En 1810, son équipage fut constitué, sous le commandement de son capitaine, Armand Le Duc.

Le 23 mars 1814, le Golymin reçut pour mission d’aller prêter main forte à deux frégates, la Circée et la Palas, pourchassées par les Anglais, qui venaient chercher refuge dans la rade de Brest. Mais le vent et le courant n’étaient pas favorables, le vaisseau manqua sa manœuvre de sortie, il fut déporté par les forts courants qui s’engouffraient dans le goulet de Brest et alla s’éventrer sur les rochers de La Roche Meugon de la “basse Gourdon”. Il coula en moins d’une heure au beau milieu du goulet de Brest avec tout son équipement, mais tous ses hommes eurent le temps d’évacuer le navire en perdition et furent recueillis sains et saufs par d’autres bâtiments venus en secours.

Le Vétéran, vaisseau de 74 canons de la même classe que le Golymin

Le site du naufrage a fait l’objet de fouilles archéologiques et a été protégé par un arrêté du préfet maritime en 1981. Des objets découverts dans l’épave ont été mis en dépôt au Musée de la Marine de Brest et au Musée du Sauvetage de l’île de Sein ; certains sont visibles au Musée de la Marine à Paris.

Les restes de l’épave se trouvent par 25 m sur un fond de sable, orientés dans le sens du courant (est-ouest), à la latitude 48° 20’ 388 N et la longitude 4° 34’ 452 W. Le navire a été en grande partie détruit, il reste peu de parties en bois. Seules les pièces métalliques, notamment en bronze, ont résisté aux ravages du temps et de la mer.

Obusier en bronze (épave du Golymin – 1814)
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Selon le compte rendu des fouilles archéologiques, « Le mobilier mis au jour est constitué de vaisselle, de pièces d’habillement, d’armes légères, de pièces de gréement et de coque. À l’avant du navire, la cambuse a livré des poteries, des casseroles, des bouteilles soufflées à la bouche. Dans la partie arrière ont été mis au jour des espingoles, des pierriers en bronze, des obusiers de 36 en bronze, des pommeaux de sabres, des pièces de pistolets, des morceaux de fusils, un canon en bronze, de la vaisselle, une fontaine à eau en étain, des cloches de quart… Peu de canons ont été remontés, ce qui laisse à penser que les autres sont ensablés. »

 

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