Chaque jour, une épave : 14 avril 1943, l’Alcyone C devenait l’une des plus belles épaves de Corse

0
Publicité

Chaque jour, découvrez dans www.plongee-infos.com l’histoire d’une épave, coulée à la même date par le passé, quelque part près des côtes françaises ou ailleurs dans le monde, déjà explorée… ou pas ! Vous retrouverez ainsi quotidiennement un nouveau site, pour vous confectionner une collection passionnante pour vos futures plongées ou simplement pour explorer… l’Histoire!

En 1915, sortait du chantier William Gray & Co, de West Hartlepool en Grande Bretagne, un cargo de 540 tonnes destiné à la Royal Navy où il remplirait la mission de navire auxiliaire, sous le nom de HMS M-18. Long de 54 mètres et large de 9,5 mètres pour un tirant d’eau de 3 mètres, ses deux moteurs diesel de 383 cv et ses deux hélices le propulsaient à 11 nœuds. Nous étions en pleine Première Guerre mondiale et le pays avait besoin de tous les bateaux disponibles pour participer à l’effort de guerre. Ainsi notre cargo avait-il trouvé une utilité martiale dès son lancement.

A la fin de la Première Guerre mondiale, le M-18 prit le nom Anam, avant de devenir en 1931 l’Alcyone C

Après la fin du conflit, le cargo-patrouilleur étant devenu « en excédent aux besoins du service », fut cédé en 1920 par l’Etat britannique à une compagnie hollandaise, la Curaçaosche Sheepvaart Maatschappij, de Willemstad. Rebaptisé Anam, il partit assurer les lignes de transport inter-îles dans les Antilles néerlandaises.

En 1924, nouveau changement de propriétaire, l’Anam changea aussi de pavillon pour intégrer la compagnie anglaise Asiatic Petroleum. Le cargo fut à cette occasion transformé en pétrolier. En 1931, l’Anam fut rebaptisé Alcyone C à son rachat par la compagnie italienne Cisterne Italiana Soliani E. Saltamerenda, de Gênes. Il fut ensuite utilisé pour le transport d’hydrocarbures entre l’Italie et l’Ethiopie jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

L’Alcyone C photographié par Stephan Le Gallais (voir site web en bas de page)

Le 14 avril 1943, alors qu’il effectuait une traversée entre La Maddalena, en Sardaigne et Bastia, il fut attaqué par le sous-marin anglais Taurus qui le torpilla par tribord arrière, au large du port de Taverna (Campoloro). L’eau s’engouffrant rapidement, l’Alcione coula par l’arrière en peu de temps, laissant toutefois le temps à l’équipage de l’évacuer et de rejoindre la côte toute proche sur les canots de sauvetage.

Publicité

Aujourd’hui l’Alcyone C repose bien droit sur un fond sableux à 35 mètres de profondeur. L’épave du pétrolier est certainement l’une des plus belles du littoral corse. Elle se trouve au sud du port de Campoloro, aux coordonnées : latitude 42° 18’ 325 N et longitude 09°34’ 673 E. Le site est signalé par un corps mort immergé.

L’exploration de l’épave se fait dans un environnement plutôt sombre, mais l’Alcyone C est splendide, recouvert d’une faune et d’une flore très riches : éponges, spirographes, gros mérous, mostelles, corbs, murènes et bancs d’apogons cohabitent dans une belle harmonie. Quelques éléments de l’épave sont couverts de morceaux de filets laissés par des pêcheurs imprudents. On peut pénétrer dans les cales, la chambre des machines et la partie centrale. Les fascinants jeux de lumières offrent des scènes qui font le bonheur des photographes et vidéastes sous-marins qui apprécient beaucoup cette atmosphère particulière.

Vous pouvez retrouver l’histoire de l’Alcyone C dans les albums « Tôles à l’eau » de Stephan Le Gallais et Antoine Asaro, site web : http://www.legallais.net

Lien vers vidéo Youtube de Stephan Le Gallais:

LAISSER UNE RÉPONSE

Entrez votre commentaire s'il vous plaît !
Veuillez entrer votre nom ici


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.