Chaque jour, une épave : 21 février 1917, l’Alice, explorée par le GRIEME

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Chaque jour, découvrez dans www.plongee-infos.com l’histoire d’une épave, coulée à la même date par le passé, quelque part près des côtes françaises ou ailleurs dans le monde, déjà explorée… ou pas ! Vous retrouverez ainsi quotidiennement un nouveau site, pour vous confectionner une collection passionnante pour vos futures plongées ou simplement pour explorer… l’Histoire!

Alice était le nom d’un cargo caboteur norvégien lancé en septembre 1915 par les chantiers Van Vliet & Schpeeswerf de Merwede, Hardinxveld en Hollande pour la compagnie norvégienne Erik Rusten & Co, sous le nom de Gunnvor 1, puis fut vendu en 1916 à Interessentskab, de Sandefjord, avant de changer de nouveau de propriétaire et de nom en septembre 1916 et possédé au moment de sa perte par Haakon Christiansens Rederi, d’Haugesund, toujours en Norvège, sous le nom d’Alice. C’était un bateau à vapeur en acier de 709 tonnes, de 55 mètres de long sur 9 mètres de large et 3,6 mètres de tirant d’eau. Son moteur à vapeur à triple expansion actionnait une seule hélice.

Le 21 février 1917, Alice, en voyage de Port Talbot au Tréport avec une cargaison de charbon, a été arraisonné par le sous-marin allemand UB-40 (commandé par Hans Howaldt), puis coulé au canon, au nord de Cap Antifer et à 6 milles nautiques dans le 338 de Fécamp. Il n’y a pas eu de victimes, l’équipage ayant évacué le bateau avant son sabordage sous l’injonction des sous-mariniers allemands. Les marins de l’Alice furent recueillis plus tard par un pêcheur local, comme en témoigne le rapport de la capitainerie de Fécamp : « Le 21 février, vers 16 heures notre Patron Caron Frédéric se trouvant, dans son doris avec le matelot Neveu Norbert à environ un mille dé la côte par une brume à couper au couteau fut assez heureux pour tomber sur deux embarcations de sauvetage contenant chacune sept hommes provenant du vapeur norvégien Alice, chargé de charbon allant de Port-Talbot au Tréport, qui avait été coulé sans avertissement, à 11h30 à coups de canon par un sous-marin allemand. Ces marins qui n’avaient pu sauver quoi que ce soit de leurs vêtements étaient égarés dans le brouillard et transis de froid. Caron abandonna ses filets et les guida vers le port où ils furent réconfortés et logés par le Consul de Norvège. »

L’épave de l’Alice gît toujours sur un fond de 25 mètres, aux coordonnées: latitude 49° 51’ 669 N ; longitude 00° 18’ 448 E.

Un groupe de plongeurs spécialisé dans la recherche et l’identification des épaves de la zone Manche Est, le GRIEME, a effectué des plongées d’exploration et d’identification de l’épave.

Photo GRIEME
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C’est un groupe de plongeurs expérimentés, habitués à plonger en milieu complexe, dans les eaux froides et par faible visibilité comme peut l’être la Manche. Ce sont aussi des passionnés d’histoire qui plongent dans les archives de différents pays pour inventorier les navires coulés et retracer leur dernier parcours. Réunis au sein d’une association nommée le GRIEME  (comme Groupe de Recherche et d’Indentification  d’Epaves en Manche Est) ils tentent de donner avec certitude un nom aux nombreuses épaves reposant sur le fond de la mer, dans cette zone entre la France et l’Angleterre où les naufrages se comptent par milliers. Le GRIEME a déjà publié trois ouvrages réunissant des épaves de la Manche : La Saga des épaves de la Côte d’Albatre (3 tomes, évolutifs en fonction des découvertes en cours). Renseignements : http://www.grieme.org

Lien vers vidéo Youtube du Grieme explorant l’épave de l’Alice sous l’œil de France 3 :

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