Par Paul Poivert (MF2 – Inst CMAS*** – IT TDI/SDI – SSI PRO 5000) ; photos P. Poivert, Yvan Chocoloff, Serge Grispoux, Jean de Saint Victor de Saint Blancard, DR.

Il existe un risque en plongée, qui n’est pas directement lié à l’immersion ni à la pression de l’eau, mais qui peut avoir des conséquences dramatiques. Le phénomène n’est pas si rare que cela, à tel point qu’on en a même fait un film. Il s’agit de la dérive en surface. Ce film « Open Water », retrace une histoire réelle d’un couple de plongeurs qui, remontant de plongée, n’a pas retrouvé le bateau… Qu’en est-il dans la pratique, quelles sont les conséquences et comment peut-on éviter le drame ?

C’est la hantise de nombreux plongeurs, certains en font même des cauchemars : errer à la dérive en pleine mer, sans bateau de plongée ni personne d’autre à l’horizon. C’est une situation qui peut se produire même après une belle plongée et qui n’est pas à prendre à la légère. Il suffit que la mer se lève, que le courant change, que le vent forcisse et pour peu que le plongeur se retrouve un peu éloigné de son point de récupération, il risque de se retrouver rapidement hors de vue du bateau. A partir de là, la situation devient extrêmement angoissante pour le plongeur qui, s’il n’a pas de moyen de repérage, peut très bien partir pour un long voyage… On se souvient encore de Stéphanie, cette monitrice qui, il y a quelques années, alors qu’elle faisait travailler un candidat au N4 sur un fond de 40m en Méditerranée près de Port Cros, avait été perdue de vue par le bateau du club qui pendant sa plongée, s’était décalé pour larguer des N2 sur un petit fond à proximité. Le vent s’étant levé et la mer s’étant formée, le pilote du bateau n’a pu retrouver ni la monitrice, ni son élève. Malgré les recherches menées rapidement par les services de secours, les deux plongeurs n’ont jamais été retrouvés. Des plongées ultérieures sur le site (au cas où il se serait produit un problème au fond) ne donnèrent aucun résultat. Ce n’est que près de 7 mois plus tard que le corps de la monitrice fut retrouvé, échoué sur une plage de Malte, après un périple de près de 1000 km.

Pour être visible de loin, un équipement de couleur vive est préférable

Cette situation, même si elle ne se solde pas souvent par une issue fatale, est beaucoup plus fréquente que l’on peut imaginer, surtout dans les cas de plongées en dérive où lorsque les palanquées sont très éparpillées dans une mer un peu difficile. L’auteur de ces lignes a lui-même passé quelques heures d’attente en surface, emporté par le fort courant d’une passe près d’un lagon des Maldives. On peut aussi citer ces deux plongeurs qui ont dérivé pendant plus de 6 heures dans la Manche, qui ont été récupérés par un pêcheur, ou bien ces deux autres en Corse, récupérés à la nuit tombée après 6h30 de dérive, par un hélicoptère de l’Aéronavale grâce à son dispositif de vision infrarouge, ou encore cette palanquée de 3 amis qui furent hélitreuillés in extremis après 4h de dérive en face des côtes du Languedoc, alors que l’un d’entre eux se trouvait déjà en hypothermie.

Rien que sur les côtes françaises, les services de secours traitent chaque année une bonne trentaine d’opérations de sauvetage concernant des plongeurs à la dérive. Les dispositifs de recherches sont très lourds, employant des hélicoptères de la Sécurité Civile, de la Gendarmerie et de la Marine Nationale, des vedettes et des plongeurs de ces mêmes services, plus les secouristes de la SNSM et toutes les bonnes volontés qui peuvent aider. Les recherches sont souvent très longues et posent de grosses difficultés en matière de quadrillage d’une zone relativement incertaine, ainsi que de repérage de plongeurs qui, la plupart du temps, sont très peu visibles de loin à la surface de l’eau. Pour vous consoler, on peut ajouter que les plongeurs ne sont pas les seuls concernés, chaque été apporte son lot de véliplanchistes, kayakistes, surfeurs ou autres plaisanciers qui, pris dans le courant, se retrouvent incapables de rejoindre la terre ferme. Mais la situation du plongeur en dérive reste la moins enviable par la situation des sites de plongée très souvent loin de la côte et par son manque de visibilité en surface.

Un plongeur à la dérive mobilise d’importants moyens humains et matériels

D’importants moyens mobilisés

Selon les statistiques officielles des services de secours maritimes français (CROSS), chaque année près du tiers des interventions mettant en cause des plongeurs, concernent des cas de dérive en mer. Et sur ce nombre, 65% concernent des particuliers et 35% concernent des clubs. Les 3/4 des cas concernent des palanquées contre ¼ pour des plongeurs isolés. Les interventions sont étendues tout au long de l ‘année, avec quand même la moitié d’entre elles dans la période estivale (juillet-août), ce qui s’explique aisément par l’affluence des plongeurs de loisir pendant la période de vacances. Il faut tout de même préciser que depuis 2016, le nombre d’interventions sur des problèmes liés à des plongeurs est en net recul (concernant les côtes méditerranéennes, 82 interventions en 2016 contre 108 en 2015 et 121 en 2014 – chiffres CROSS MED). Ce chiffre en constante baisse ces dernières années, peut être le reflet d’une plus grande prudence des pratiquants, d’une meilleure formation des moniteurs, comme de l’efficacité de la filière de secours. Toutefois, il semble être aussi le reflet d’une pratique plus répartie tout au long de l’année puisque les accidents de plongée ont été nombreux durant les week-ends prolongés d’avril/mai et le mois d’octobre.

La plus grande majorité des interventions sur des plongeurs à la dérive se situe en région PACA, mais touche aussi la Corse du sud et le Languedoc-Roussillon, en rapport avec les zones de fort courant. La Manche n’est pas en reste avec ses courants de marée particulièrement violents, où les cas de dérives se caractérisent par plusieurs heures d’attente avant d’être retrouvés ; le danger principal dans cette région étant l’hypothermie rapide due à l’eau froide. La durée moyenne des dérives en surface va de 1h à plus de 6h. Si la plupart des cas de dérives se produisent durant la journée (85%), certains peuvent se prolonger à la nuit tombée (15%).

Pour être visible de loin, le parachute doit être tenu verticalement sur l’eau. Le vent a tendance à le rabattre, ce qui enlève beaucoup de chances au plongeur d’être repéré

En général les cas de dérives de plongeurs se produisent par mer peu agitée (force 3) et vent de force 4 à 5. La donnée qui est beaucoup plus difficile à quantifier, ce sont les courants présents lors de ces incidents et surtout leur force et leurs variations (dans le cas de l’accident de Port-cros, le courant très fort ce jour-là était à l’opposé de sa direction habituelle, ce qui a eu pour conséquence d’orienter les secours dans la mauvaise direction).

Il n’existe aucune étude sur les cas de dérive de plongeurs concernant les grands spots étrangers de plongée, comme la mer Rouge ou les Maldives, mais les incidents n’y sont pas rares…

La plupart du temps, les plongeurs à la dérive sont récupérés sains et saufs ; ils en sont quittes pour une bonne frayeur, après l’angoisse de l’attente en surface. Il faut tout de même savoir que 50% des plongeurs sont secourus par intervention des secours, 30% regagnent la côte par leurs propres moyens (quand celle-ci est proche) et 20% sont récupérés par leur bateau support de plongée. Mais ce chiffre peut être inférieur à la réalité, de nombreux cas où la récupération a été effectuée directement par le bateau de plongée (après recherches en surface) n’étant pas signalés au CROSS.

Dans les zones à fort courant, il est préférable de descendre et remonter le long d’un mouillage, pour éviter d’être entraîné trop loin du bateau

Les causes des dérives

Parmi les causes de la dérive, on note 30% dues à des causes techniques ou à l’éloignement accidentel du bateau support de plongée, 35% à une erreur des plongeurs (orientation, courant de fond, remontée en eau libre…) et 35% tiennent à une non-prise en compte de l’état de la mer ou de la météo. La très grande majorité des cas de dérives est donc à imputer à des erreurs humaines.

L’étude des statistiques permet de dégager des comportements-types qui favorisent ces incidents. Ainsi, parmi les causes techniques, on peut noter les cas de panne moteur, l’éloignement volontaire du site pour déposer des palanquées sur un deuxième site, la perte des repères en surface, bulles ou parachutes invisibles, ou encore, plus rare mais cela s’est produit plusieurs fois en région marseillaise, le bateau de plongée qui coule…

Les paliers en pleine eau peuvent réserver de mauvaises surprises quand le plongeur arrive enfin en surface, surtout dans les zones à fort courant ou en cas de défaut de surveillance surface

Au chapitre des causes liées à l’environnement, on trouve la mauvaise météo, ou plus fréquemment les changements de conditions météo sur la zone de plongée, les variations de courants, la marée (Atlantique et Manche), la visibilité réduite par la pluie ou la brume, mais aussi par un soleil aveuglant (un plongeur se trouvant dans la direction du soleil bas sur l’horizon est parfaitement invisible).

Dans les erreurs humaines, on note les fautes d’orientation, la séparation des membres d’une palanquée, la déficience ou l’absence de sécurité surface, la plongée en dérive mal maîtrisée ou mal assistée par le navire, la remontée et les paliers en pleine eau, les exercices de remontée en pleine eau (courant), l’absence de moyen de signalisation en surface (parachute). On a vu aussi le cas où un bateau de plongée a été obligé de quitter rapidement le site de plongée pour évacuer en urgence un plongeur accidenté, sans prendre le temps de récupérer les autres palanquées encore à l’eau et sans laisser une annexe sur le site…

La surveillance surface depuis le bateau de plongée est indispensable

Conduite à tenir sur le bateau de plongée

Que faire si une palanquée manque au retour sur le bateau ? Déjà cela implique que toutes les palanquées soient bien notées sur la feuille de plongée à leur départ et qu’elles soient bien cochées à leur retour, seul moyen de savoir si tout le monde est bien présent sur un gros bateau plein à craquer de plongeurs, comme on peut en voir en période estivale.

Après s’être assuré que toutes les autres palanquées sont bien à bord (ne jamais quitter le site tant que toutes les palanquées ne sont pas remontées !), on peut utiliser un moyen de rappel sonore (pétard de rappel) pour récupérer les derniers retardataires. Pendant ce temps, prévenir le CROSS par la radio VHF du bord. Il est important que le bateau reste sur sa position tant que le CROSS ne l’a pas autorisé à bouger, car il sera le point de repère pour les hélicoptères et autres services de secours qui auront ainsi le point de départ des investigations. Si malgré tout le bateau doit bouger, il est impératif de baliser le site. Communiquer au CROSS la dernière position connue, l’heure de la dernière observation et le maximum d’éléments sur la plongée effectuée. La fiche de palanquée qui sera à remettre aux services de secours, doit comprendre les identités, niveaux et âges des plongeurs, les paramètres prévus de la plongée, l’heure de départ et de sortie prévue, le matériel utilisé (capacité des blocs, types de combinaisons…), l’équipement individuel de signalisation des plongeurs, les caractéristiques du site et des conditions météo. Le CROSS traite un cas de plongeur disparu selon la même procédure qu’un homme à la mer et engage immédiatement d’importants moyens de recherches, nautiques et aériens.

Dessin Pierre Camus – Guide impertinent de la plongée – A Delmas et P Camus

Comment appeler les secours à la radio ?

La procédure d’alerte par radio VHF suit un code bien précis, les messages d’alerte concernant des cas bien précis. Ainsi, contrairement à la croyance très répandue, il ne faut pas annoncer « Mayday », car ce code correspond à un navire en perdition (en train de couler). Le code à annoncer est : « PAN PAN, PAN PAN, PAN PAN, ici (le nom du navire, répété 3 fois). Il est préférable, si l’on en est capable, d’épeler le nom en alphabet international pour éviter toute erreur. On annonce ensuite la position précise (latitude/longitude, position GPS, position carte, amers à la côte, relevés compas, alignements…). Le CROSS pend ensuite les opérations en main et donnera les consignes directement par radio, en attendant l’arrivée sur le site des moyens de recherches.

Il est évident que cette procédure est parfaitement rodée dans les eaux françaises ou européennes, mais ce n’est évidemment pas le cas des contrées reculées ou qui n’ont pas les moyens de secours adéquats.

Se mettre en position fœtale permet de ralentir la déperdition calorifique

Que doit faire le plongeur à la dérive ?

Arriver en surface et ne pas voir le bateau est une situation qui peut être très angoissante, surtout si les conditions sont défavorables (mauvais temps, tombée de la nuit,…). La situation est-elle désespérée ? Comment se comporter pour assurer sa survie ?

La première mesure est de gonfler son gilet afin d’assurer une bonne flottabilité. Il est impératif de garder son masque et son tuba pour se protéger des embruns et des vagues qui peuvent submerger momentanément le visage et faire boire la tasse au plongeur. Le masque permet de toujours garder une bonne vision sans être incommodé par l’arrivée intempestive d’eau dans les yeux et le tuba est précieux pour faciliter la respiration en eau agitée. Gonfler au maximum son parachute de paliers afin qu’il se dresse le plus haut possible au-dessus de la surface pour être bien visible.

Faut-il garder ou non son bloc ? L’une ou l’autre des solutions peut être préférée en fonction des conditions mais en cas d’abandon du bloc, il est nécessaire de conserver le stab qui représente un bon moyen de flottabilité (penser à dégrafer les sangles et à débrancher les flexibles). S’il reste de l’air dans le bloc et que la mer est agitée, le reliquat d’air en réserve peut être mis à profit pour faciliter la respiration (plongeur submergé par les vagues) ou pour gonfler son gilet, son parachute ou sa combinaison étanche. Le poids du bloc peut aussi stabiliser le plongeur en position dorsale en servant de quille, le gilet maintenant les voies aériennes hors de l’eau. Si le bloc est vide, on peut s’en débarrasser et aussi par mer plate si l’on utilise le gilet comme radeau ou point d’appui, ou bien si l’on palme. Dans tous les cas, le largage de la ceinture devient impératif si le plongeur a du mal à maintenir sa flottabilité.

En cas de dérive, la palanquée doit rester groupée

S’il s’agit d’une palanquée, le plus important est de rester groupés. Il est plus facile de repérer un groupe qu’une personne isolée. Les plongeurs peuvent s’entraider, les plus à l’aide soutenant les plus faibles. Pour ce faire il peut être utile de s’attacher les uns aux autres par les sangles de stabs. Cela permet de faire masse contre les vagues et de créer une proximité mieux à même de lutter contre l’hypothermie (méthode dite «des manchots»). Adopter une position fœtale permet aussi de lutter contre la déperdition calorifique.

Eviter autant que possible de s’agiter, pour ne pas perdre trop d’énergie. Si l’on se trouve à proximité de la côte, on peut essayer de palmer vers elle, à condition que le courant porte dans la bonne direction. Il serait littéralement suicidaire d’essayer de lutter contre le courant, ce qui conduirait très rapidement à l’épuisement et à la noyade. Avant de tenter de rejoindre la côte à la nage, il faut être sûr d’en être capable, mais dans certaines situations, il n’y a pas forcément le choix, notamment en cas d’absence de services de secours. Citons comme exemple cette palanquée perdue en mer Rouge près d’Elphinstone en fin d’après-midi ; les membres de la palanquée ont décidé de rester groupés et de se laisser dériver, seul un plongeur a décidé de partir à la palme en direction de la côte. Il a atteint le rivage le lendemain matin, exténué mais sauf, alors que l’on n’a jamais retrouvé le reste de la palanquée…

La possession d’un kit de signalisation est fortement recommandée. Si les flashs ou fumigènes sont très utiles, le miroir de signalisation requiert un minimum de pratique et… du soleil !

La gestion du stress est primordiale dans ce genre de situation, la peur étant bien souvent mauvaise conseillère et pouvant engendrer des réactions de panique. D’où l’importance de l’entraide au sein de la palanquée. Le plongeur isolé devra quant à lui, s’employer en tout premier lieu à garder son calme et rester positif. Facile à dire quand on lit ces lignes, assis bien confortablement dans un fauteuil, mais plus difficile à gérer en situation réelle, d’où l’importance des formations à la gestion du stress dispensées par certains moniteurs ou coachs sportifs.

Si l’on aperçoit le bateau, même très loin, il est important d’essayer de se faire repérer dès l’arrivée en surface car plus le temps passe, plus on risque d’être entraîné loin de celui-ci et d’être de moins en moins repérable.

Si l’on possède des moyens de signalisation (lampe, feu à main, fumigène), ne les déclencher que quand on est à vue des secours afin d’attirer leur attention, sinon ces engins perdraient toute efficacité.

La prévention reste le meilleur remède contre les problèmes de dérive. Un bon briefing où toutes les situations sont envisagées est primordial

La prévention reste la meilleure solution

Tout plongeur digne de ce nom le sait bien, une plongée, ça se prépare… De la même façon que le directeur de plongée fait un briefing incluant la configuration du fond, les paramètres maximaux de l’immersion et les caractéristiques du site, il doit aussi envisager toute possibilité d’évolution des conditions de la mer et prévoir un moyen de récupération des palanquées, ou bien adapter son programme aux conditions locales. Et si ces conditions sortent du champ de capacité des plongeurs, il vaut mieux annuler une plongée si les conditions de sécurité sont insuffisantes. Trop d’incidents se produisent du fait d’une non-prise en compte des informations météo. De même, la surveillance surface depuis le bateau support de plongée est indispensable, afin de suivre le déplacement des palanquées (bulles) ou de repérer immédiatement les parachutes de paliers dès leur arrivée en surface.

Comme il est important, d’une manière générale, d’être en bonne condition physique et psychologique avant la plongée, il est aussi utile de s’entraîner à supporter le froid, même si l’on possède une combinaison adaptée à la température de l’eau. Il est préférable de porter un équipement de couleurs vives, pour être visible de loin. Pour pouvoir utiliser la flottabilité du stab en surface, il peut être utile de savoir comment le gonfler à la bouche (si le bloc est vide).

De même choisir de préférence un parachute de paliers de grande taille (plutôt qu’une mini-saucisse qui devient rapidement invisible à quelques dizaines de mètres), muni d’un clapet l’empêchant de se dégonfler. Ce genre de parachute est visible de très loin et peut même servir d’appui en surface.

Un parachute de gros volume muni d’un clapet peut servir de support en surface. ne pas oublier de le remettre en position verticale à l’approche d’un bateau…

Tout plongeur devrait avoir avec lui des moyens de repérage, comme un sifflet (ou « Dive Alert »), une lampe-flash ou mieux, un de ces moyens de repérage électroniques qui commencent à apparaître sur le marché. Ces appareils sont très loin d’être des gadgets et leur utilisation notamment en montagne a prouvé leur utilité.

Les témoignages des survivants sont formels. Tous ont vu les moyens de sauvetage les rechercher mais, du fait de l’état de la mer ou faute de dispositif de repérage, les hélicoptères, avions ou canots de sauvetage n’ont pas été en mesure de les localiser (parfois ces moyens sont passés à 50 mètres des plongeurs sans les voir).

Il faut savoir que pour un avion ou un hélicoptère, de jour et par gros temps, un plongeur est vraiment une très petite cible sur l’eau, pratiquement invisible derrière la crête des vagues. Le plongeur en dérive se retrouve dans le même cas de figure que l’homme à la mer. Or, les statistiques de récupération d’hommes à la mer sont très faibles. A titre indicatif, la tête d’un plongeur n’est visible qu’à 200 m maximum d’un hélicoptère et à 400 m d’un avion ou d’un hélicoptère équipé d’une caméra infrarouge (source CROSS).

La nuit, les équipages des hélicoptères de sauvetage en mer utilisent des jumelles de vision nocturne (à intensification de lumière)qui permettent de détecter la moindre source lumineuse. La faible lueur d’un cyalume est très repérable. Celle d’une lampe-flash est visible à plusieurs milles.

Les fumigènes peuvent être visibles de loin, mais un vent fort peut disperser rapidement la fumée à la surface de l’eau

5 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Paul,
    Existe-t-il un système pour plongeur qui lui permettrait de colorer la mer en surface autour de lui (visible par les moyens de recherche aérienne) ?
    Je me demande depuis longtemps pourquoi on ne fait pas plus de cagoules de couleur fluo… cela ferait une touche de couleur de plus à la surface…
    On se voit au Salon ?

  2. Gps intégré dans l’ordi .Cela existe dans les apareils photo et smartphone .Bien entendu , ça consume plus vite la pile , mais plutot que rien !

  3. De nuit, sans lampe et sans cyalume, si un helico passe, il faut allumer la lumière de l’ordi de plongée. C’est bien visible par la visée nocturne 😉 A rajouter je pense dans ce bel article.

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